17.06.2008

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07.05.2008

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Justice pour la République

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André Vallini
Essai (broché). Paru en 03/2008

Face aux dérives du « sarkozysme », des propositions concrètes pour réformer la justice et la République

Près d’un an après l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête du pays et la nomination de Rachida Dati en tant que garde des Sceaux, André Vallini, porte-parole du PS au Palais Bourbon, dresse un bilan critique de l’action du gouvernement.

En 2006, des millions de Français ont suivi à la télévision les travaux de la commission d'enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau présidée par André Vallini. Pour la première fois, les magistrats devaient rendre compte devant le peuple et ses représentants de l'enchaînement qui les avait conduits à emprisonner des innocents. André Vallini raconte comment la commission a œuvré pour faire émerger la vérité et décrit le rôle d’« accoucheur » qu'il a tenu lors des auditions. Fort de l’expérience d’Outreau, il expose sa vision des réformes à mettre en œuvre pour que notre justice soit enfin digne de ce nom.

Face aux dérives du « sarkozysme », il élargit sa réflexion aux institutions et avance des propositions pour remettre le citoyen au cœur de la justice mais aussi de la République : référendum et lois d’initiative citoyenne, saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel comme du Conseil supérieur de la Magistrature, jurés citoyens dans tous les tribunaux pour que la justice rendue au nom du peuple le soit aussi par lui.

André Vallini consacre sa conclusion au parti socialiste, en esquissant le visage d’une gauche réaliste et décomplexée, pour reconstruire l’espérance et bâtir la victoire.

En annexe de cet ouvrage, André Vallini développe ses 10 priorités pour la justice et les 80 propositions découlant du rapport Outreau. Il présente aussi 15 propositions concrètes pour rénover la République.

Né à Tullins (Isère) en 1956, André Vallini est diplômé de Sciences Po et de la faculté de droit de Grenoble. Avocat, il a été élu maire de sa ville natale à 30 ans, conseiller général à 35, député à 40. Dans un contexte difficile, il est largement réélu en 2002 et plus encore en 2007. Président du conseil général de l’Isère depuis 2001, il est membre de la Commission des lois de l’Assemblée nationale et juge à la Haute Cour de Just ice.

André Vallini est porte-parole du Groupe socialiste à l‘Assemblée et secrétaire national du PS chargé des institutions et de la justice.

Editeur Archipel Eds De L'

Date de parution mars 2008

ISBN 2841879216

15.04.2008

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Pour mieux saisir la mutation qu’est en train de vivre le Parti Socialiste français, il est impératif de remonter aux origines du socialisme sans conteste marquées par Karl Marx et Jean Jaurès. De ce fait, les auteurs, Jacques Laudet et Gaspard-Hubert Lonsi Koko, livrent au lecteur un parcours historique très riche en repères ayant balisé la voie de la gauche à travers l’Europe occidentale ainsi que l’ancienne URSS et ses satellites.

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Ce premier tome concerne la naissance et les réalités du socialisme : à savoir la période allant de la fin du XVIIIe siècle à janvier 1947 – plus précisément, en France, de Gracchus Babeuf au gouvernement de Léon Blum. De la Révolution française de 1789 au guesdisme, on prend connaissance des grandes époques du socialisme : de la crise à l’Est à celle à l’Ouest ; on s’attarde sur l’archéo-socialisme, avant de s’intéresser au socialisme historique pour mieux appréhender le socialisme moderne devant préparer l’avènement du socialisme contemporain.

Seule l’analyse des faits passés permettra d’accoucher d’un projet ambitieux et de renforcer autour d’un programme commun, après la défaite à la présidentielle et aux législatives de 2007, de « probables et occasionnelles » alliances ayant permis la victoire aux élections municipales et cantonales de 2008.

Titre : Socialisme : Un combat permanent - Vol. 1 : Naissance et réalités du socialisme Parution : 12 main 2008 ISBN : 978-2-916335-04-9 GENCOD : 978291633504Pagination : 320 pages Prix : 21,50 euros

Les auteurs :

Après avoir été gaulliste, Jacques Laudet a vibré à partir de 1958 pour Pierre Mendès France et François Mitterrand. Il s’est toujours interrogé sur les causes profondes de l’évolution politique. Ancien membre de la SFIO, il a adhéré au Parti Socialiste dès sa création en 1969 et y a milité activement jusqu’à son décès en février 2008.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko est l’auteur de plusieurs ouvrages – dont "Un nouvel élan socialiste", "Le demandeur d’asile", "Mitterrand l’Africain ?"... Il préside le club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains.

Site personnel : http://www.lonsi-koko.net

En savoir plus:socialismepromo (2).pdf

27.03.2008

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L'empereur jaune : Une tradition politique chinoise

De Térence Billeter

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Cet ouvrage issu d'une thèse de doctorat étudie la propagande nationaliste du régime de Pékin depuis le lancement de la politique de réforme en 1979, et plus particulièrement depuis la répression du mouvement étudiant de 1989. A travers l'étude d'un symbole particulier - la figure de l'Empereur jaune - cette recherche montre comment le PCC tente de se légitimer à l'heure où son pouvoir est érodé par l'ouverture du pays, la mondialisation de l'économie et, les bouleversements sociaux. Construisant un contre-modèle de modernité à opposer aux tenants des droits de l'homme et de la démocratie, le PCC élabore un discours de légitimation cohérent quoique flou destiné à rallier la nouvelle base sociale du pouvoir chinois: la bourgeoisie urbaine émergente. Mais au-delà d'une réinvention nationaliste de la tradition somme toute assez classique, cette recherche permet également d'avoir accès à certaines représentations fondamentales du politique en Chine. En remontant aux origines du symbole, elle montre que la figure de l'Empereur jaune n'a pas été choisie par hasard par les idéologues du régime, mais bien au contraire avec la volonté de capitaliser sur une symbolique ancienne qu'il importe de connaître pour comprendre la nature du politique dans la Chine contemporaine.

Biographie de l'auteur

Après des études de philosophie, de chinois et de relations internationales à Genève, Térence Billeter a été assistant dans le cadre d'un projet du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Grâce à des bourses, il a consacré plusieurs années à l'étude du nationalisme chinois contemporain qui ont débouché sur une thèse de doctorat soutenue en 2001 à l'Institut d'études politiques de Paris. Depuis 2001, M. Billeter travaille pour le gouvernement suisse dans le domaine des relations internationales.

Broché: 549 pages

Editeur : Les Indes savantes (14 juin 2007)

Collection : Asie

Langue : Français

ISBN-10: 2846540942

ISBN-13: 978-2846540940

18.03.2008

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Hôtel de l'insomnie

De Dominique de Villepin

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Journal littéraire d'un Premier ministre insomniaque tenu pendant deux ans à Matignon.

"Voici pour moi le temps de l'aveu. Celui que l'on se fait à soi-même. Et non pas la parole aux abois des tribunaux médiévaux, soumise à la roue, au pal ou au carcan. Être au monde ne va pas sans tremblement. Être en politique et conduire la cité ne vont pas sans peur. Aujourd'hui comme hier, la calomnie frappe avec un seul but, déchirer l'homme. Jeux anonymes, jeux de foule, mouvements de houle qui suit la rumeur. Ecrire , non pas une chronique de la peur mais le journal d'une veille sans répit, un journal contre la peur, enrichi du regard de fidèles compagnons de route. Je veux partir avec les guetteurs de terre, Char et Celan, avec les navires démâtés de Rimbaud et de Baudelaire, et les voix d'îles, d'archipels et de rivages de Césaire, Darwich, Kerouac ou Lorca."

Dominique de Villepin.

Broché: 194 pages

Editeur : Plon (30 janvier 2008)

Langue : Français

ISBN-10: 225920726X

ISBN-13: 978-2259207263

11.03.2008

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Le divorce français : Le peuple contre les élites
De François de Closets, Sophie de Closets.
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Présentation de l'éditeur
Pourquoi avons-nous construit trop de bombes atomiques et pas assez de logements, trop de centrales nucléaires et pas assez d'universités ? Pourquoi nous sommes-nous laissé prendre au piège du second choc pétrolier ? Pourquoi ces 100 000 morts sur les routes que l'on aurait pu éviter, ces 1100 milliards de dettes injustifiables légués à nos enfants ? Pourquoi les Français ne peuvent-ils pas choisir leur fin de vie ? Pourquoi cette impossibilité de moderniser notre société ? Si nous en sommes arrivés là, c'est parce que la démocratie française est paralysée par l'incompréhension, la méfiance régnant entre le peuple et les élites. Ce divorce entretient les querelles stériles, favorise les fausses solutions, s'oppose aux réformes nécessaires. Il trouve ses racines dans les erreurs d'analyse. Le manque de transparence et de concertation, l'abus de l'idéologie de nos élites. Mais aussi dans l'absence d'engagement et la protestation systématique qui sont devenues l'apanage des Français. Pour comprendre le divorce français. François de Closets a mis au jour des dossiers sensibles, refait les enquêtes, parcouru à nouveau le chemin suivi par la France depuis cinquante ans. Et les histoires qu'il a reconstituées sont ahurissantes, passionnantes et inattendues. Un livre choc et salutaire : le divorce entre le peuple et les élites n'a que trop duré. Quand il est impossible de se séparer, il faut savoir se réconcilier.
Biographie de l'auteur
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François de Closets est journaliste et écrivain. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres dont Toujours plus ! (1982), Le Compte à rebours (1998), La Dernière Liberté (2001), Ne dites pas à Dieu ce qu'il doit faire (2004) et Plus encore ! (2006).
·                                 Broché: 345 pages
·                                 Editeur : Fayard (27 février 2008)
·                                 Collection : LITT.GENE.
·                                 Langue : Français
·                                 ISBN-10: 221363632X
·                                 ISBN-13: 978-2213636320

07.03.2008

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Ça Va Mal Finir de François Léotard

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·                                 Broché: 136 pages

·                                 Editeur : Grasset & Fasquelle (12 mars 2008)

·                                 Langue : Français

·                                 ISBN-10: 2246737915

·                                 ISBN-13: 978-2246737919

François Léotard juge la présidence Sarkozy : Ça va mal finir

Le livre devait s’appeler : J’ai voté Sarkozy et je ne me sens pas très bien, finalement Grasset, l’éditeur de l’ancien ministre a préféré : Ça va mal finir. Bon choix : c’est ainsi que des millions de conversations s’achèvent ou commencent chaque jour en France, en ce moment, sur le même sujet. 130 pages pour 10 euros, de quoi toucher un maximum de monde. Voilà pour la forme. Sur le fond, 130 pages d’une critique acerbe et bien écrite de la présidence débutante de Nicolas Sarkozy. Ils se sont croisés, dans le gouvernement Balladur (93-95) notamment. Cela n’empêche pas Léotard de l’épingler avec la manière.

Extraits

Ca a débuté comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d’affaires au mètre carré. C’était pétillant. Je n’allais pas bouder mon plaisir puisque j’avais voté pour lui. [...] Naturellement mon coté gaulliste avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les promesses s’accompagnaient l’une l’autre comme deux petites voleuses qui font les sacs à main. Ensemble tout était possible. J’étais heureux qu’on soit ensemble. C’est étonnant comme on aime à croire ce qui n’est pas croyable.

Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L’homme de Matignon, Mon le velouté, s’était laissé aller. Faillite ! C’est un mot que l’on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l’élection... Au moment des giboulées. On s’y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : « Je n’ai à vous offrir que de la sueur, des larmes et du sang. » Et Londres bombardée tous les soirs. Nous, on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l’équivalent du budget de l’Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de rembourser ce que nous devons, de revenir à l’équilibre et le tour sera joué ! D’autres le font autour de nous. C’aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l’oenologie politique. J’avais oublié que la dette, c’est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement « ouverture », les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du coeur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] Sarkozy, c’est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son piano. Un artiste. Comme l’interprète canadien, il accompagne ses partitions de soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente allure d’un chef-d’oeuvre. Mais ce n’est pas du Bach.

Prenons l’exemple de ses rapports avec la police. Ils ont séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son parcours. Voilà une institution qu’il aime. Il s’y plaît. [...] Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l’ordre. L’ordre seulement, mais l’ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n’ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d’emploi. Les pédophiles n’entrent pas dans la catégorie de l’acquis mais dans celle de l’inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer « un suivi » en milieu fermé, c’est-à-dire une deuxième prison qui s’ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C’est l’Etat qui doit décider, c’est-à-dire l’exécutif, c’est-à dire la police. Il semble que notre président n’ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l’on rend la justice Place-Beauvau , ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l’Elysée. [...] On se souvient qu’il répétait volontiers qu’on ne faisait appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR et l’exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la police la confiance qui lui manquait. [...]

C’est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d’un prédateur. Je le sais, j’ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c’était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d’une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c’était différent. Le fauve avait - si l’on peut dire - une mémoire d’éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m’avait dit : « François, n’oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis. » J’en ai encore froid dans le dos. L’ouverture n’a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s’aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l’Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J’essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet. Qu’est-ce qui t’a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J’ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t’a mis dans les bras de Kadhafi... J’apprends que tu as une « plume » qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n’écoutes plus ceux qui t’entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d’« imbécile »... Et ce pauvre Mon avec ses beaux yeux de labrador... C’est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d’ADN pour le regroupement familial, ce n’est pas toi ! Tu t’es fait déborder par quelques malades de l’UMP Des frénétiques... [...]

Tu as eu raison de citer Guy Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s’abat d’un seul coup, laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est belle et sans doute plus belle que la nôtre... J ’aurais aimé qu’à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de « l’Affiche rouge ». Parce qu’il parle de Manouchian et que le poème d’Aragon est lové dans l’écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers « mais nos frères pourtant » ont davantage honoré la France que ces « bons Français » qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l’avons fait. Parce qu’ils portaient « des noms difficiles à prononcer », parce qu’ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée.

04.03.2008

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Un jour je suis morte

Macha Méril

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« Un jour, je suis morte…Je ne l’ai pas su tout de suite… On ne peut accepter une chose pareille d’emblée. C’est intenable. »

Celle qui parle, c’est Macha Méril. Qui pourrait deviner sous le masque de l’actrice célèbre, de la femme épanouie, de l’invitée rieuse des Grosses têtes, de l’écrivain plein d’humour, la sourde détresse d’une femme blessée, « morte » à 16 ans, le jour où une mauvaise fausse-couche l’a rendue stérile à jamais ?

Macha Méril parle magnifiquement de cette blessure inguérissable, de ce sentiment de n’être que femme à demi, puisque pour elle, on n’est femme qu’en étant mère.

Un récit d’une vérité qui ne se discute pas, d’une émotion qui va au delà de la narratrice, la confession d’une femme rongée par une frustration obsédante mais ayant l’énergie de la dire. Un petit texte très fort, pudique et courageux, déchirant et plein de noblesse qui n’est pas un appel à l’aide mais à l’amour d’être mère.

Auteur Macha Méril 

Editeur Albin Michel 

Date de parution 04/01/2008 

Format 13 cm x 20 cm 

ISBN 2226182047 

Nombre de pages 120 

 

05.02.2008

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L'honneur et les honneurs : souvenirs d'un recteur

De Alain Morvan

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Qu'est-ce qu'un recteur " kärcherisé " ? Tout simplement un haut fonctionnaire qui, un jour, se voit limogé en Conseil des ministres alors qu'il croyait défendre la laïcité de l'enseignement. Telle fut, au printemps 2007 la mésaventure édifiante d'Alain Morvan, à l'époque recteur de l'académie de Lyon, depuis toujours gaulliste de cœur, et à qui les partisans du ministre de l'Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy, reprochaient des " manquements répétés à l'obligation de réserve ". Aujourd'hui libre de parole, l'ancien recteur accuse. Il dévoile dans ce livre les dessous de deux affaires sulfureuses qui ébranlèrent l'Education nationale, valurent à l'auteur de vifs démêlés avec la haute bourgeoisie lyonnaise et lui coûtèrent peu ou prou sa place : l'affaire Gollnisch en 2004, puis, dès l'été 2006, celle du groupe scolaire musulman Al Kindi, soutenu par les islamistes. Un pamphlet retentissant, mais aussi un ouvrage de réflexion dans lequel Alain Morvan oppose le devoir de résistance au devoir d'obéissance, l'honneur aux honneurs.

Biographie de l'auteur

Né en 1944, professeur de littérature anglaise à la Sorbonne, Alain Morvan a été recteur d'académie de 1993 à 2007.

·                                 Broché: 247 pages

·                                 Editeur : Grasset & Fasquelle (10 janvier 2008)

·                                 Langue : Français

·                                 ISBN-10: 2246729610

·                                 ISBN-13: 978-2246729617

04.02.2008

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Abus de pouvoir  

De Vincent Quivy

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Avantages colossaux, passe-droits innombrables, pouvoir sans limite : certains élus de notre République ont perdu le sens de la modestie et du service public. Véritables princes d'Ancien Régime, épris de luxe et d'apparat, ils évoluent dans un univers clos qui, derrière les bonnes intentions affichées, n'est ni vertueux ni transparent. Ministres, dirigeants ou 'barons locaux', ils accumulent mandats, revenus et prérogatives, dirigeant en seigneurs et maîtres une démocratie d'apparence. Abus de pouvoir, à la lumière de nombreuses anecdotes, livre une enquête sans concession dans les coulisses d'un monde jaloux de ses secrets, une visite inédite dans les décors fastueux où évoluent des responsables tout puissants. Clientélisme, affairisme, autoritarisme... une description des rouages et des dérives du monde politique actuel.

·                                 Broché: 265 pages

·                                 Editeur : Editions du Moment (27 septembre 2007)

·                                 Collection : HORS COLL

·                                 Langue : Français

·                                 ISBN-10: 2354170092

·                                 ISBN-13: 978-2354170097

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